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Le patrimoine culturel immatériel : kezako ?

Le patrimoine culturel immatériel : pour quoi faire ? Voici la définition que l’on peut trouver sur le site de l’UNESCO

 

« Le patrimoine culturel ne s’arrête pas aux monuments et aux collections d’objets. Il comprend également les traditions ou les expressions vivantes héritées de nos ancêtres et transmises à nos descendants, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs, les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers ou les connaissances et le savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel. »

unesco-patrimoine-mondial

L’idée de départ est bien évidemment belle mais a donné lieu à de nombreux « combats » comme en France depuis plus de 30 ans.

Il a fallu se battre contre les idées reçues opposant la Culture aux cultures, contre les résistances de nombreuses autorités désirant plus l’uniformité que la diversité, contre les craintes de gouvernements face à d’éventuelles revendications autochtones.

Finalement le sarcasme colle à la peau du Patrimoine Culturel Immatériel.

Mais, avec les années les universitaires commencent à s’intéresser aux patrimoines régionaux ouvrant ainsi la porte à une nouvelle génération apte à défendre le pluralisme culturel.

Bien sûr, il ne fallait pas compter sur les média qui eux continuaient à ne rien y comprendre.

L’implication du plus grand nombre est encore un peu frileuse car la notion reste floue pour certains.

 

Au final, le fait même d’ajouter de nouveaux patrimoines sur les listes de l’Unesco, c’est cela qui sert à justifier et expliquer la notion de Patrimoine Culturel Immatériel.

Il s’agit de montrer clairement au monde entier ce qu’est le Patrimoine Culturel Immatériel : 366 éléments d’inscrits sur la liste représentative et seulement une cinquantaine sur la liste urgente de sauvegarde.

Le Patrimoine Culturel Immatériel c’est à la fois la Samba de Roda de Bahia et la chasse en Amazonie, c’est le khöömii mongol et le fest-noz…

 

Et, en fin de compte, tout cela nait d’une idée révolutionnaire car la convention permet non pas à un comité d’experts mais aux communautés elles même de définir ce qui relève du Patrimoine.

Chérif Khaznadar, Président de la Maison des cultures du monde/Centre français du PCI. - Un des intervenants 3e Rencontres internationales du patrimoine culturel immatériel en Bretagne – Les 08 & 09 décembre 2016 – Au Quartz – Scène nationale de Brest

Chérif Khaznadar, Président de la Maison des cultures du monde/Centre français du PCI. – Un des intervenants 3e Rencontres internationales du patrimoine culturel immatériel en Bretagne – Les 08 & 09 décembre 2016 – Au Quartz – Scène nationale de Brest

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