Bretons de New-York

Armel An Hejer Du 20 au 29 Septembre les bretons de New-York ont présenté les chanteurs de kan Ha Diskan bretons Armel An Hejer et Alain Le Clère dans une résidence unique en collaboration avec le musicien Garifuna James Lovell et son groupe afin de mélanger deux traditions musicales bien distinctes mais qui se battent toutes deux pour exister. Les musiciens ont travaillé en studio pour créer un répertoire commun qui a été ensuite partagé avec le public New-Yorkais dans une série de concerts … et événements : le 27 Septembre au « Klub 45 » et les 28/29 Septembre au « Taste of France » de Bryant Park.

Les linguistes ont estiment que nous sommes sur le point de voir disparaître près de 96% des langues dans le monde avant la fin de ce siècle. New-York étant une des villes les plus emblématiques des l’immigration, elle accueille beaucoup de ces langues (qui peuvent être considérées en voie de disparition) parmi lesquelles le Breton et le Garifuna, pratiquées dans des communautés qui ont déjà plusieurs décennies d’histoire, ici à MaJames Lovellnhattan, Brooklyn et dans le Bronx. L’UNESCO a récemment classé des éléments des traditions Bretonne et Garifuna au patrimoine de l’humanité et pourtant elles sont sans reconnaissance en dehors de leurs régions.

La tradition ancienne de chant en Kan Ha Diskan est l’un des genres les plus représentatifs de la musique bretonne. Le principe de chant et de répondant a toujours accompagné les danses aussi bien que les cérémonies, célébrations, et, plus récemment, dans les festoù-noz. La musique Garifuna est un métissage d’influences Africaines et Amérindiennes où les percussions sont les principaux instruments utilisés à des fins rituelles ou séculaires. Dans la musique Garifuna, le chant et sa réponse créent un flux de son constant grâce au tuilage. Le Segunda (Basse) et le Primero (aigu) sont les tambours qui accompagnent par leur polyrythmie implacable les dances de cérémonie comme la Chumba, le Hunguhungu et la Punta.

Grâce à la collaboration et l’innovation, les Bretons de New-York souhaitent présenter ces trésors musicaux à un nouveau public et les préserver pour les générations futures.

Les chanceux qui se trouvaient à New-York entre le 27 et le 29 Septembre ont pu assister à la performance unique d’un mariage musical qui ne pouvait avoir lieu nulle part ailleurs qu’à New-York.

Source: Bretons de New-York

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